L'hypoglycémie est la peur la plus partagée par les personnes sous insuline. Elle se gère pourtant avec un protocole simple, à condition de le connaître avant d'en avoir besoin. Voici comment la repérer, quoi faire dans l'instant, et comment réduire le risque qu'elle revienne.
On parle d'hypoglycémie lorsque la glycémie descend sous 0,70 g/L, soit 3,9 mmol/L. En dessous de 0,54 g/L (3,0 mmol/L), on parle d'hypoglycémie sévère : elle demande une action immédiate et, selon les cas, l'intervention d'un tiers.
Le corps prévient rarement de la même façon d'une personne à l'autre. Certains transpirent et tremblent, d'autres deviennent irritables, d'autres encore ne ressentent presque rien — c'est ce qu'on appelle une hypoglycémie non ressentie, plus fréquente quand les épisodes se répètent.
Signes fréquents : tremblements, sueurs, faim brutale, palpitations, pâleur
Signes neurologiques : difficulté à se concentrer, vision trouble, élocution ralentie, irritabilité inhabituelle
La nuit : cauchemars, sueurs au réveil, mal de tête au lever, draps humides
Le protocole de référence tient en deux nombres. Prendre 15 grammes de sucres rapides, attendre 15 minutes, puis recontrôler. Si la glycémie est encore basse, recommencer. La difficulté n'est pas la règle : c'est de s'y tenir alors que l'envie est de manger jusqu'à ce que le malaise passe.
Quinze grammes de sucres rapides, concrètement : trois morceaux de sucre, une petite briquette de jus de fruits, une cuillère à soupe de miel, ou un sachet de glucose prévu pour cela. Le chocolat et les biscuits ne conviennent pas dans l'urgence : les graisses ralentissent l'absorption.
Une fois la glycémie remontée, si le prochain repas est loin, un glucide lent évite la rechute.
Une hypoglycémie a presque toujours une cause identifiable. La chercher n'est pas un exercice de culpabilité : c'est ce qui permet d'éviter la suivante.
Une dose de rapide plus forte que ce que le repas demandait
Un repas plus léger que prévu, retardé, ou finalement pas terminé
De l'insuline encore active qui se cumule avec une nouvelle dose
Une activité physique, même modérée : ménage, marche, jardinage
De l'alcool, qui bloque la production de glucose par le foie pendant plusieurs heures
Une injection dans une zone lipodystrophique, dont l'absorption est imprévisible
Elle inquiète parce qu'elle survient sans témoin. Les mécanismes sont souvent les mêmes : une basale un peu forte, un dîner plus léger que d'habitude, une soirée sportive, ou une correction faite tard.
Le repérage passe par les indices du matin — sueurs, mal de tête, réveil difficile — et par la relecture de la courbe nocturne quand un capteur est en place. Un capteur avec alertes reste le meilleur filet de sécurité disponible aujourd'hui.
Après un effort, les muscles continuent de reconstituer leurs réserves pendant plusieurs heures. C'est ce qui explique qu'une hypoglycémie survienne quatre à douze heures après la séance, parfois en pleine nuit — un piège classique après un entraînement en soirée.
Les parades sont connues : contrôler avant, pendant et après, prévoir une collation adaptée, discuter avec son équipe soignante d'une réduction de la dose du repas suivant ou de la basale les soirs d'entraînement.
Hypo Express s'ouvre en un tap : l'événement est consigné immédiatement, la règle des 15 s'affiche en grand, un compte à rebours de quinze minutes démarre et une notification vous rappelle de recontrôler. Gros boutons, peu de texte, aucune saisie obligatoire.
Ensuite, Max cherche la cause avec vous plutôt que de vous laisser deviner : il relit votre dernière dose, votre dernier repas, votre activité, l'heure. Et si le schéma se répète — les hypoglycémies du mardi soir, les nuits après le sport —, il vous le signale avant que vous ne l'ayez remarqué.
En dessous de 0,70 g/L (3,9 mmol/L). En dessous de 0,54 g/L (3,0 mmol/L), l'hypoglycémie est considérée comme sévère et demande une action immédiate.
15 grammes de sucres rapides : trois morceaux de sucre, une petite briquette de jus de fruits, une cuillère à soupe de miel ou un sachet de glucose. On attend 15 minutes avant de recontrôler, puis on recommence si nécessaire.
Les graisses qu'il contient ralentissent l'absorption du sucre. Il remonte donc la glycémie trop lentement au moment où la vitesse compte.
Les indices apparaissent au réveil : sueurs, cauchemars, mal de tête, réveil difficile. Un capteur de glycémie avec alertes reste le moyen le plus fiable de la détecter au moment où elle se produit.
Les muscles reconstituent leurs réserves de glycogène pendant plusieurs heures après l'effort. C'est l'hypoglycémie retardée, qui peut apparaître quatre à douze heures plus tard, souvent la nuit après un entraînement en soirée.